Le pigeon Bizet

Le Pigeon biset (Columba livia) est une espèce d’oiseaux de la famille des Columbidés. C’est l’espèce qui comprend le pigeon domestique et la plupart des pigeons des villes1 mais qui subsiste également comme oiseau sauvage dans son milieu naturel original : les falaises et autres milieux rocheux. Le type domestique est différent du type sauvage.

Description

L’adulte des sous-espèces nommées du pigeon biset mesure de 29 à 37 cm de long pour une envergure de 62 à 72 cm2. Le pigeon biset sauvage pèse entre 238 et 380 grammes, mais les individus domestiques et semi domestiques suralimentés peuvent être plus lourds. La tête, le cou et la poitrine sont d’un gris-bleuâtre sombre auquel s’ajoute une iridescence brillante, jaunâtre, verdâtre et rougeâtre le long du cou et des plumes couvrant les ailes. L’iris est orange, rouge ou doré avec un anneau intérieur plus pâle et la peau nue autour de l’œil est gris-bleuâtre. Le bec est gris-noir avec une cire de couleur crème et les pattes sont pourpres. Parmi les mesures standards, l’aile pliée mesure aux alentours de 22,3 cm, la queue mesure de 9,5 à 11 cm, le bec mesure environ 1,8 cm et le tarse entre 2,6 et 3,5 cm3.

La femelle adulte est, d’un point de vue extérieur, presque identique au mâle, mais l’iridescence sur le cou est moins intense et davantage restreinte aux côtés et à l’arrière, tandis que la poitrine apparaît souvent très sombre.

Espèces

Les pigeons de ville sont pour la plupart des pigeons bisets, (90 % à Paris) les autres espèces étant le Pigeon ramier (9 %) et le Pigeon colombin (1 %). On trouve aussi de plus en plus la Tourterelle turque, plutôt dans les parcs, et en milieu semi-urbain ou péri-urbain, cette dernière n’est pas classée comme nuisible en France.

Les pigeons bisets nichent dans des cavités de bâtiments. Leurs populations sont dans certaines villes issues principalement voire presque exclusivement d’animaux d’élevage ayant échappé au contrôle de l’homme (phénomène de marronnage). Ceci est mis en évidence par leurs phénotypes variés qui reflètent fréquemment des caractères sélectionnés chez certaines races domestiques (coloris blanc, roux, pigeon cravaté…). Dans certaines villes les sujets au phénotype tout à fait sauvage sont plus fréquents. Les autres espèces proches sont, elles, issues de populations sauvages qui ont colonisé le milieu urbain.

Les pigeons de ville sont diversement appréciés. Leur présence ancienne fait qu’ils font souvent partie de la tradition d’un lieu, comme la place Saint-Marc à Venise. Un certain nombre d’habitants y sont attachés, prennent plaisir à les nourrir ou à les observer, tandis que d’autres développent une aversion voire une phobie à leur égard. Il est parfois surnommé « rat du ciel » dans certaines grandes villes de France.

La montée du risque pandémique lié au virus H5N1 de la grippe aviaire de 2003 à 2006 a justifié dans de nombreux pays une interdiction de nourrir les pigeons. En Indonésie, après des épisodes de mortalité de pigeons, certains groupes de pigeons ont été abattus et brûlés. Sachant qu’un oiseau grippé est contaminant par son mucus, ses excréments et son sang, les tirer au fusil était la pire des solutions (les piéger, ou les endormir avec des appâts traités aurait été préférable). En France, un arrêté ministériel du 24 octobre 2005 a interdit les rassemblements d’oiseaux ou leur vol en liberté. Certaines métropoles interdisent de nourrir les pigeons, sauf en cas d’élevage.

Nuisances :

Le pigeon de ville est principalement le biset (90% des 80 000 ou 100 000 pigeons de Paris), est responsable de nombreux maux et nuisances16 : émission de fientes (odeurs) et de particules allergènes, transport et transmission de maladies (bactéries, parasites, virus, dont, a priori rarement, celui de la grippe aviaire). La crainte de maladies transmises par des pigeons n’est pas nouvelle : En 1714, selon les chroniqueurs de l’époque, les pigeons de Paris ont été décimés par une maladie nommée « petite vérole ». On a décidé de tuer tous les survivants, croyant “qu’ils transportaient le virus chez les Hommes et les brebis”. Jean Blancou estime rétrospectivement qu’il pourrait s’agir d’un cas de grippe aviaire. Leurs nids sont réputés pour attirer rats et insectes, lesquels pourraient également transmettre des maladies, nuisances sonores sur les toits des habitations, dégradation des monuments par l’acidité des fientes et la salissure.

Régulation de la population :

SAB travail sur 2 techniques pour la régulation de cette espèce :

  • le tir de nuit, discret avec un résultat rapide mais à court terme, la population ainsi supprimée se reconstitue très rapidement si il n’y a pas une régulation en continue.
  • Le piégeage, par cage ou pigeonnier, cette technique a l’avantage de réguler la population de manière constant, cela permet d’éviter le développement anarchique de la population. 

Le pigeon Bizet
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